Eoliennes à Leuze
 

Eoliennes à tout prix?
  asbl Citoyenne Leuzoise

 Dernière mise à jour, 30 août 2010.

Le Vif 27/08/10

Madame la Rédactrice en chef, Monsieur Groff,

L’article sur la filière industrielle de l'éolien belge, paru dans le dernier Vif m’a interpellée pour plus d’une raison. D’abord le caractère un peu éclectique. Parler de la révision du Cadre de Référence à côté d’une analyse purement micro-économique est un peu surprenant, même si le secrétaire de la cellule éolienne se croit autorisé à professer des inepties à propos de la procédure d’octroi et qui devrait permettre aux fonctionnaires décideurs de prendre en compte la dimension retombée économique locale d’une demande de permis.

N’oublions pas qu’en l’absence de législation spécifique, la réglementation applicable est celle du permis d’environnement, comme pour la construction d’une maison. Imaginez-vous que les décideurs puissent refuser votre demande de permis pour la construction de votre  maison avec comme motivation le trop peu de retombée économique locale ? D’autre part J.Charouk devrait savoir qu’en vertu de la règle « first come first serve » (tellement souvent critiquée par le Conseil Wallon de l’Energie et du Développement Durable) ces fonctionnaires n’ont absolument pas la possibilité de choix comparatif pour élégir le projet le plus intéressant sur le plan des retombées économiques locales.

En tant qu’économiste je me suis permise, d’autre part, de trouver surprenant que l’approche économique de la filière éolienne a fait l’impasse sur l’analyse des besoins, sur l’impact macro-économique, ainsi que sur l’oligopole régnant et les nuisances citoyennes.

Il est vrai que le business éolien est très juteux pour la simple raison que tout MWh produit (qu’il soit utilisable ou non) bénéficie d’un certificat vert qui vaut 92€. S’y ajoutent les15€ du prix du marché de l’électricité éolienne produite. Si on compare cette somme de 107€/MWh à celle du base-load (45€/MWh) on a compris tout de suite. Mais le hic c’est que c’est le consommateur final qui paye ces 92€ par la voie de prélèvement sur sa note d’électricité. Sur le plan macro-économique, à défaut de valeur ajoutée, il s’agit donc bien d’une contribution négative au revenu national.

L’aspect oligopole est multiple. Signalons simplement que la part de Vestas, Enercon et Iberdrola constitue 90% du marché européen, et on ne voit pas bien comment une entreprise belge pourrait aller jouer dans la cour des grands. Car il ne faut pas confondre les constructeurs sérieux et les chasseurs de primes qui, comme Air Energy (dont le capital est hollandais) trône en tête d’un classement qui aurait pu renseigner les autres chasseurs de primes comme Electrawinds, Asperavi, Windvision, Alternative Green, Greenwind, KDE, Kyotec, Ecopex à côté des distributeurs-producteurs comme Electrabel et SPE. Une petite analyse, relative à ces derniers, aurait pu révéler le plantureux enrichissement du distributeur sur le dos du consommateur car, à l’encontre des autres distributeurs tenus par l’obligation de quotité de renouvelable, 90% des certificats verts engrangés sont du bénéfice pur. Heureusement qu’il y a des producteurs-distributeurs un peu plus corrects comme ECOPOWER en Région flamande, qui fournit de l’électricité à ses 20.000 coopérateurs avec une réduction de 20 à 30% par rapport aux prix normaux. Une autre petite analyse aurait pu démontrer que si la libération du prix de électricité a été un flop, l’éolien y est pour beaucoup.

Car au-delà des considérations d’enrichissement anormal pour les happy few, il convient de souligner le (sur)coût sociétal de cette fantaisie, spécialement en ce qui concerne l’onshore. Une mise à jour du célèbre rapport AMPERE, effectuée en 2006 par son vice président, le Prof Streydio, évalue ce coût sociétal à 80,8€/MWh pour l’onshore. Rien que pour la Wallonie et ses 2000MW éoliens qu’elle compte avoir en 2020, cela représentera un (sur)coût sociétal de 4,25 milliards d’euros sur la période de validité des certificats verts de 15 ans. Ce gaspillage de 4,25 milliards d’euros ne participe évidemment pas au célèbre multiplicateur keynésien du revenu national et constitue dès lors, sur le plan macro-économique, une perte bien plus importante (ces 4,25 milliards ne pourront pas faire partie de la quotité de  consommation générant d’autres revenus, qui à leur tour génèrent d’autres revenus, etc).

Toute usine éolienne de 5 aérogénérateurs, implantée en pleine campagne, a un effet de réduction de la valeur vénale des biens patrimoniaux en co-visibilité significative, de l’ordre de 30% et a donc également une facture sociale. Un mémoire universitaire (Piero de Lucia 2010) a estimé cette perte pour un projet éolien wallon à 1,6millions€/projet. Sur les 140 sites actuels ou futurs correspondant aux 2000MW éoliens wallons précités, cela représente tout de même 224 millions d’euros de perte pour les ménages riverains wallons. Cela aussi c’est de l’analyse économique.

Quant aux autres nuisances citoyennes, seraient-elles tellement bien connues que l’article en fait abstraction ? Je me permets de vous suggérer, pour un prochain article plus complet, de consulter VentdeRaison et les excellents sites leseoliennes.be et ventderaison.com

Bien à vous

Yvette Nollevaux- Gesves

PS J'apprécierais beaucoup si vous pouviez reprendre cette réaction dans le forum des lecteurs



extrait de "Ecrivez-nous - Lundi 9 août 2010 - Le Courrier de l'Escaut"

L’éolien, oui ou non ? Plutôt non !

« Les énergies alternatives et nucléaires
ne s’opposent pas, mais se complètent »,

précise notre lecteur en préambule dans son courrier très didactique.

• Servais PILATE, Enghien Ingénieur nucléaire, membre de I’AEPN(*)

Un courrier de lecteur est récemment paru dans Le Courrier de l’Escaut, le 5 juillet, sur les éoliennes. L’auteur, M. J-P Mertens  d’Ath,  s’exclame :  « L’éolien, oui et encore oui ! ». Cet enthousiasme me paraît un peu déplacé et appelle une mise au point.

Avant de s’interroger sur les nuisances des éoliennes, il faut d’abord se poser les questions essentielles :

- Les éoliennes, est-ce utile ?
- Et si oui, est-ce nécessaire ?

Deux aspects sont à considérer : la fourniture d’électricité et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Avons-nous besoin en Belgique de nouvelles sources de production d’électricité ? La réponse est oui, car la Belgique souffre actuellement d’un déficit de production d’électricité de l’ordre de 10%. Nous devons donc importer en moyenne 10% de notre électricité.

Bien sûr il faudrait économiser, mais l’expérience montre que c’est fort difficile à moins d’un changement complet de mentalité. La publicité n’incite sûrement pas à économiser. Actuellement les éoliennes fournissent environ 0,5% de l’électricité belge.

Face à la menace climatique, réduit-on la production de C02 en exploitant des éoliennes chez nous ? Très peu ou même pas du tout ! Beaucoup de gens seront choqués de cette réponse, du fait que l’éolienne, elle-même, ne génère pas de C02. Mais voilà, du fait de la grande variabilité du vent, les éoliennes installées en Wallonie, donc à distance de la mer, fournissent à peine 1/5 de leur énergie maximale : ces dernières années selon les relevés. Installées en mer elles pourraient fournir 25 à 30%. Une éolienne d’une puissance maximale de 2 MW a une puissance moyenne sur l’année de l’ordre de 400 kW.

On n’a pas besoin d’électricité seulement lorsque le vent souffle, il en faut tout le temps. On a donc besoin de disposer de centrales qui compensent le manque de vent, et qui peuvent démarrer ou intensifier leur production lorsque l’on doit bloquer les éoliennes pour des raisons de sécurité quand le vent souffle trop fort. Ce sont généralement des centrales au gaz. Or, celles-ci produisent du C02 et d’autres gaz à effet de serre.

Réduit-on donc la production de C02 en exploitant des éoliennes ? On réduit la production de CO2 des centrales au gaz qui les complètent. Dans tous les cas, l’ensemble éoliennes + centrales au gaz produit du C02.

Il y a aussi l’aspect financier. Le courant éolien est 3 à 4 fois plus cher que le courant des centrales classiques. Ce surcoût est compensé par des subventions, que nous payons soit comme clients soit comme contribuables.

Mais alors, que faire?

Notons tout d’abord que les éoliennes en mer ont un meilleur rendement, et que la compensation de courant par des centrales au gaz est moindre. L’effet de réduction de C02 est meilleur.

Ensuite, il faut savoir qu’il y a d’autres sources d’énergie renouvelable. Il y a bien l’hydraulique, mais nous n’en disposons pratiquement pas dans notre pays. Il y a surtout la biomasse, c’est-à-dire le réemploi de déchets végétaux. On ne sait pas assez que l’électricité dite verte d’Electrabel est issue à 90% de la biomasse, l’éolien en faisant environ 10%.

La Belgique s’est engagée à produire 13% de son électricité par des sources alternatives d’ici 2020. Ces 13% pourront être atteints grâce à la biomasse et aux éoliennes installées en mer. Il n’est pas besoin de décider de nouveaux parcs éoliens en Wallonie.

Par ailleurs... il y a le nucléaire. Actuellement en Belgique 55% de l’électricité produite est d’origine nucléaire et ne génère pas de gaz à effet de serre. C’est aussi la source d’électricité la moins chère (c’est pourquoi les politiciens veulent la taxer).

Et la question des déchets ? A la fin de cette année ONDRAF/NIRAS, la société d’Etat responsable de la gestion des déchets nucléaires, va présenter au gouvernement son « Plan Déchets». On reparlera donc beaucoup de ce sujet. D’autant que la Belgique est à la pointe de la recherche et développement dans le domaine.

" Une centrale nucléaire de 1.000 MW
équivaut en terme de production d'électricité à 2.500 éoliennes de 2 MW ".


* Association des écologistes Pour le Nucléaire; 10.000 membres dans le monde.
 


20 avril 2010.

Le recours a été reçu et accepté par le Conseil d’Etat

Après mûre réflexion, l’ASBL « Eoliennes à tout prix ? » demande au Conseil d’Etat d’annuler la décision du Ministre Henry d’accorder à la société PELZ un permis de construire neuf éoliennes sur le site de Leuze-en-Hainaut.

Pourquoi cette action ?

Pour 4 raisons :

     1. Cette décision ne respecte pas le cadre légal. Elle relève donc de l’abus de pouvoir.

     2. Elle ignore l’opinion de l’administration qui a rejeté la demande de permis et l’opinion de très nombreux citoyens qui sont opposés au projet. Elle fait donc fi de mécanismes démocratiques fondamentaux.

     3. Elle nie ou ignore purement et simplement l’impact négatif des éoliennes sur l’environnement et particulièrement la production importante de CO2 causée par le fonctionnement de ces machines.

     4. Compte tenu de ces éléments, personne, et sûrement pas le Ministre Henry, n’a apporté la preuve que le parc éolien de Leuze-en-Hainaut sert l’intérêt public.

L’ASBL n’est pas un petit groupe d’irréductibles NIMBY’s.
Elle participe au contraire à un mouvement citoyen qui, à travers toute la Belgique, l’Europe et les Etats-Unis et par tous les moyens légaux disponibles, entend alerter le monde politique et l’opinion publique sur l’erreur historique que constitue l’exploitation de l’énergie éolienne à terre et, particulièrement, en Wallonie.

Cherchez l’erreur …

Cette erreur est PARADOXALE et donc « étonnante ».

En effet :

     • ceux qui la dénoncent semblent défier le bon sens commun et la plus élémentaire honnêteté.

     • ceux qui la propagent et en bénéficient semblent parés de toutes les vertus.

Cette erreur peut toutefois être expliquée de trois manières étroitement liées.
Le paradoxe devient alors une évidence :

     • Tout d’abord, si la production d’électricité par une éolienne est presque exempte de CO2, sa distribution aux consommateurs via les réseaux se fait au prix d’une importante production de CO2 qui annule l’économie réalisée lors de la production. C’est le nœud du problème. En effet, seul le KWh consommé entre dans le bilan réel CO2. Pour plus de détails à ce sujet, cliquez sur la  
Page "Technique"

     • En contradiction avec cette dure réalité « technique », le mécanisme de subside aux promoteurs éoliens (Certificats Verts) comptabilise seulement l’ « évitement de CO2 » à la production (c'est-à-dire au pied de l’éolienne) et ignore la production de CO2 occasionnée dans réseau de distribution. Le bilan CO2 des éoliennes est donc faux et considérablement biaisé en faveur des promoteurs éoliens au
détriment des consommateurs qui, eux, payent les Certificats Verts.

     • Enfin, le cadre légal, construit de 2000 à 2002 sur cette « faille » par des politiciens techniquement peu compétents et « orientés » par des conseillers peu scrupuleux, a naturellement donné le départ à une course effrénée aux permis de construire de parcs éoliens puisque ceux-ci sont un moyen d’accès infaillible à de considérables profits pour les promoteurs, parmi les quels on trouve la société PELZ.

… et admirez-en les conséquences...

Une fois le robinet des subsides (Certificats Verts) ouvert une avalanche d’effets pervers n’a pas manqué de débouler sur la Wallonie, son paysage, ses citoyens. Parmi les plus notables mais sans ordre d’importance :

     • Le blocage du monde politique dans un discours « fermé » sur l’énergie éolienne. Comment en effet expliquer l’erreur sans perdre la face ? Cette situation désastreuse est observable à tous les niveaux politiques : wallon, belge, européen, mondial.

  
   • Au nom de ce même blocage, sont sacrifiés sur l’autel de l’« idéologie éolienne » des pans entiers de l’environnement, du paysage et de l’habitat wallons.

     • L’appât du gain pousse de nombreuses communes à « accepter » des « dons » considérables de la part des promoteurs éoliens, ce qui, en bon français, s’appelle de la corruption.

     • Pour « enrôler » les citoyens des communes visées par des projets éoliens, les promoteurs présentent le concept d’ « éoliennes citoyennes » en offrant, via diverses formes de coopératives, des « retours sur investissement » considérables … qui ne peuvent être envisagés que, parce que, justement, les subsides octroyés aux promoteurs sont excessivement élevés. On notera que les candidats coopérateurs ne sont bien sûr jamais  informés de la pollution par le CO2 occasionnée par les éoliennes, « citoyennes » ou pas.

     • Le mécanisme de taxe « hors budget de l’état » que constituent les Certificats Verts oblige les distributeurs d’électricité (dont Electrabel) à ponctionner environ 300 millions d’Euros par an dans la poche des consommateurs pour redistribuer ceux-ci aux promoteurs éoliens (dont Electrabel
lui-même).

     • Les intercommunales (dont IDETA), ayant perçu l’intérêt de bénéficier de cette manne « hors budget de l’état », se positionnent elles-mêmes comme promoteurs éoliens.

De quoi rendre perplexe tout citoyen  tant soit peu soucieux (ou simplement curieux) de l’intérêt public. De quoi pousser « Eoliennes à tout prix ? » vers le Conseil d’Etat.


28 février 2010

Cliquez sur les nouveaux liens importants

* www.iberica2000.org/Es/Articulo.asp      * www.iberica2000.org/Es/Articulo.asp


le 23 janvier 2010.

Le recours a été reçu et accepté par le Conseil d’Etat, il est maintenant dans le pipe-line.

 

Leuze-en-Hainaut, le 23 janvier 2010.

Monsieur Philippe Henry
Ministre du Développement Territorial
Rue des Brigades d’Irlande, 4
5100 Jambes

Lettre ouverte remise à l’occasion de votre passage
à Leuze-en-Hainaut,
le 23 janvier 2010.

 

Monsieur le Ministre,

Un nombre sans cesse croissant de Wallons perçoivent l’aberration que constitue l’actuelle politique de l’éolien industriel en Wallonie et marquent leur opposition formelle et résolue.

Cette politique est en effet un défi :

• au fonctionnement des institutions : Le Ministre d’une part affirme que les permis uniques accordés ou refusés aux promoteurs éoliens par l’Administration le sont dans le cadre des règles du CWATUP et d’autre part il modifie à son gré ces décisions au motif que  le cadre réglementaire n’a pas force de loi.

• au réalisme politique : Prétendre asseoir une quelconque indépendance énergétique de la Wallonie sur l’éolien est manifestement une utopie.

• à l’évidence économique : Investir l’argent du public dans l’industriel éolien en Wallonie est une erreur économique majeure au service d’une politique mal informée et mal comprise. Le profit résultant du mécanisme des certificats verts, couplé aux obligations légales imposées aux vendeurs d’électricité, est la SEULE raison du « succès » de l’éolien industriel en Wallonie. C’est également la cause principale de l’anarchie dans laquelle se développe ce désastreux processus.

• au respect de l’environnement le plus élémentaire : Aucune personne de bon sens et libre d’intérêts financiers ou idéologiques ne peut applaudir  la destruction du paysage wallon et  la « reconstruction verticale » de celui-ci par des champs d’installations de 150 mètres de haut.

Vous retrancher derrière :

• une réglementation européenne qui n’a évidemment aucun sens au niveau micro géographique de la Wallonie et que seul un volontarisme inconsidéré pousse en avant;
• la soi-disant « faiblesse mentale » de vos concitoyens aimablement classés de « NIMBY » parce qu’ils demandent à cor et à cri une pause dans cette course folle,

est une attitude injustifiable et inacceptable !

Nous vous prions donc, Monsieur le Ministre, et avec une insistance renouvelée, de sortir de votre bulle idéologique et politique pour agir avec raison et honnêteté.

Avec nos meilleurs encouragements,

• Citoyens des communes de
   Ath et Silly
   Beloeil
   Soignies et Braine le Comte
   Tournai, Antoing et Brunehaut
   Binche et Merbes-le-Château
   Leuze-en-Hainaut

• Asbl Citoyenne " Eoliennes à tout prix ? " Leuze-en-Hainaut

• Plateforme Wallonne " Vent de Raison "


le 13 novembre 2009

L'action continue, l'asbl "Eoliennes à tout prix ?" s'est pourvue en recours le 28 octobre 2009 auprès du Conseil d'Etat contre l'arrêté du Ministre Henry.

Pourquoi ce recours ?

 

·                     Les Fonctionnaires Délégués et Techniques de l'Administration de l'Agriculture et de l'Environement ont apporté, le 30 mars 2009, un refus catégorique dûment motivé à la demande du permis du projet Pelz. En réponse au recours, en seconde instance, de Pelz contre l'Administration, l'arrêté ministériel du 28 août 2009 ignore improprement de nombreux éléments de ce dossier et accorde abusivement le permis demandé.

 

·                     Les motifs légaux pour lesquels l'asbl "Eoliennes à tout Prix ?" s'est opposée au projet Pelz depuis son origine ne sont pas rencontrés par l'arrêté du Ministre Henry.

 

·                     Les conséquences économiques de la politique éolienne du Gouvernement Wallon restent inacceptables et préjudiciables à la collectivité.

·                     Le Gouvernement Wallon est dans l'incapacité de démontrer que sa politique éolienne apporte une solution positive au bilan CO2 du cycle énergétique en Wallonie.

 

L'asbl "Eoliennes à tout prix ?" va poursuivre dans les semaines à venir son programme d'information aux citoyens de Leuze en Hainaut sur les points suivants :

 

·                     L'évolution du processus du recours auprès du Conseil d'Etat

 

·                     Les intérêts économiques qui soutendent le projet Pelz, particulièrement le rôle de l'Ideta et d' Electrabel.

 

·                     La politique éolienne du Gouvernement Wallon.

 

le 17 septembre 2009

Le processus légal continue.

L’opposition citoyenne se maintient, sans faille !

Chers Tous,

L’asbl a bien noté les termes de la décision du Ministre de l'environnement, de l’aménagement du territoire et de la mobilité, P. Henry concernant le projet Leuze Europe, cette décision du 30 août 2009 renverse le refus de l’Administration compétente et autorise l’implantation de 10 éoliennes.

Le permis unique sollicité est maintenant accordé pour les éoliennes n°’ 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 10, 12, 13, les transformateurs et la cabine de tête.

Il est refusé pour les éoliennes n° 8, 9 et 11.

L’asbl déplore que la décision du gouvernement wallon ne soit pas en accord avec le prescrit du code wallon de l’Environnement, le cadre de référence éolien et les conclusions des fonctionnaires technique et délégué de l’Administration datées du 30 mars 2009 et refusant à la S.A. PARC ‘EOLIEN DE LEUZE EN HAINAUT (PELZ) un permis unique visant à construire et exploiter 13 éoliennes et 1 cabine de tête situés sur les territoires de Leuze-en-Hainaut et Chapelle-à-Oie.

Cette décision ignore les importantes doléances, réflexions et contestations qu'un grand nombre d'entre nous a fait valoir par écrit sous forme de lettres et/ou de pétition collective au Collège communal et dont les seuls objectifs étaient la sauvegarde et l'amélioration de l'environnement et de la qualité du paysage, la promotion de conditions de vie les meilleures pour la santé physique et morale des citoyens de l'entité leuzoise et une participation à la recherche et à l'établissement d'un équilibre dynamique entre l'homme et le milieu où il vit.

Cette attitude du Ministre Henry est inacceptable. Il est évident que la mise en œuvre d’une politique l’énergie éolienne en Wallonie, dont les fondements techniques et économiques sont foncièrement incertains et sérieusement mis en questions de toutes parts, et dont les impacts négatifs sur l’environnement sont considérables, ne peut être exécutée sans une approbation franche et massive de la population. A Leuze-en-Hainaut, comme en de nombreux autres lieux confrontés aux mêmes questions, cette approbation n’existe pas, bien au contraire. L’ignorer délibérément est une attitude politiquement surprenante en démocratie.

Dans ces conditions, l’asbl va se pourvoir en recours auprès du Conseil d’Etat
contre la décision ministérielle pour deux raisons :

1. les objections qu’elle a soulevées depuis 18 mois contre le projet PELZ sont plus que jamais fondées.

2. plus de 3000 personnes, dans l’environnement leuzois, ont soutenu et encouragé ses positions et son action.

Nous vous donnerons rendez-vous afin de POURSUIVRE L'OBJECTIF que nous nous sommes toujours fixés, à savoir "zero EOLIENNES à Leuze"

Votre présence sera primordiale pour que notre action citoyenne soit largement visible, entendue et remarquée.




Carte d'implantation au 28/08/2009


le 24 juin 2009

Dossier économique : article de Presse  www.actu24.be/article/7620parc_eolien_vraiment_citoyen_/308172.aspx


VILLE DE LEUZE-EN-HAINAUT
PERMIS UNIQUE
AVIS

Il est porté à la connaissance de la population que par décision du Fonctionnaire Technique du Ministère de la Région Wallonne et du Fonctionnaire Délégué :

La demande de la S.A " PARC EOLIEN DE LEUZE-EN-HAINAUT " rue de Barry, 20 à 7904 Pipaix - visant à l'implantation et l'exploitation de 13 éoliennes d'une hauteur maximale de 150 mètres dans un établissement situé à Leuze et Chapelle-à-Oie
est REFUSEE


26 février 2009

Monsieur le Bourgmestre,
Madame et Messieurs les Echevins,
Monsieur le Secrétaire de l’Administration Communale,

Concerne : Projet éolien dit « Leuze-Europe ».

L’asbl « Eoliennes-à-tout-prix ? » a bien noté les termes de la décision du Collège communal du 11décembre 2008 concernant le projet dit « Leuze-Europe » (projet présenté par PELZ, Electrabel et Ideta). Cette décision autorise l’implantation des éoliennes 1 à 6 et 10 telles que proposées par le projet. L’asbl est d’avis que cette décision n’est pas conforme au prescrit du code wallon de l’Environnement et que, parmi d’autres considérations, elle ne tient pas compte des importantes discussions en cours au sujet de la distance entre éoliennes et habitations. Le projet reste également injustifiable sur les plans économiques et sociaux en ce qu’il permet à un organisme public d’une part (Ideta) et à un organisme qui collecte chez les particuliers des revenus destinés au financement des certificats verts d’autre part (Electrabel) de faire des profits anormaux à partir des subsides publics que constituent ces mêmes certificats verts. Pour ces raisons, l’asbl se pourvoira en recours contre l’attribution du permis unique.

Par ailleurs et depuis le 11 décembre, le gouvernement fédéral a fait le choix du parc industriel de Leuze-Europe pour installer une prison à grande capacité (400 cellules ?). Ceci veut dire qu’une importante population (de l’ordre de mille personnes) va résider à proximité immédiate de certaines des éoliennes que votre décision du 11 décembre 2008 autorise. De ce fait résulte une nouvelle distribution de la population résidant dans la commune de Leuze-en-Hainaut et ce, particulièrement, dans la zone la plus proche des éoliennes. Il est donc évident que la situation lors de l’enquête publique de novembre-décembre 2008 est profondément modifiée.

Dans ces conditions, nous vous demandons formellement par la présente de suspendre le processus d’attribution du permis unique au projet dit « Leuze-Europe » tants que ne sera pas connu avec précision le dispositif de la future prison. A ce moment, une nouvelle enquête publique devra être conduite de façon à assurer que le projet dit « Leuze-Europe », dans sa nouvelle version et dans son nouvel environnement, soit soumis aux commentaires et avis de la population de Leuze-en-Hainaut, tout comme l’a été le projet initial.

Je vous prie, Monsieur le Bourgmestre, Mesdames et Messieurs les Echevins, Monsieur le secrétaire Communal, d’agréer l’expression de mes sentiments distingués.

Eoliennes à tout prix ?
A.S.B.L. Citoyenne Leuzoise


12/12/2008  Cliquez sur Rumeurs et Contre-Vérités


31/10/2008

1. Enquête publique
2. Communiqué de Presse dossier économique

1. Enquête publique concernant le projet éolien dit « Leuze-Europe »

Plus de 3100 signatures et 135 lettres CONTRE le projet !

Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Membres du Conseil Communal,

Comme vous le savez, une campagne de signatures a été menée du 18 septembre au 17 octobre 2008 POUR une utilisation correcte de l’énergie éolienne en Wallonie et donc CONTRE le projet « Leuze-Europe ». Cette campagne a été menée avec la volonté de faire connaître aux citoyens pourquoi et comment ce projet est :

• Mauvais sur le plan de production d’énergie renouvelable
• Un abus inadmissible de l’argent du public en faveur des promoteurs
• Un acte d’agression contre le bien être de très nombreux citoyens de votre entité de Leuze-en-Hainaut
• Un acte de destruction massive de l’environnement de l’entité et des entités voisines.
Les signatures et lettres on été jointes au dossier que l’asbl   vous a remis le 17 octobre dans le cadre de l’enquête publique concernant le projet « Leuze-Europe ».

Voici les résultats détaillés de la campagne de signatures :

1. Entité de Leuze-en-Hainaut  :  1386         
2. Entités périphériques       :          808
3. Signatures de personnes non résidentes dans ces entités :    907 

     Total  3.101 signatures CONTRE le projet Leuze-Europe !

Vous n’avez pas fait mystère, depuis de nombreux mois, du soutien « moral » que le Collège communal apporte au projet. Nous savons bien sûr le rôle essentiel de l’Intercommunale IDETA et de la société Electrabel dans ce projet, l’une pour des raisons de profit financier (qui aurait des retombées positives sur les finances de l’entité), l’autre à cause des obligations de quotas d’énergie renouvelable qui lui sont imposées. La coopérative CLEF dont l’objectif est de justifier le projet en lui donnant une coloration « Citoyenne et Leuzoise » n'est, bien sûr, qu’une « façade » dans cette affaire.

Maintenant que 1386 Leuzois et 1715 autres personnes, proches de la vie de l’entité et soucieuses de s’opposer au projet, ont manifesté leur opinion, il vous incombe la responsabilité morale et politique de prendre la mesure de cette manifestation et de rendre un avis sur le projet qui respecte le message de refus qui vous a été ainsi transmis. Vous avez la responsabilité du bien de tous les leuzois. Un grand nombre d’entre eux se sont exprimés : il vous revient de les entendre et d’agir en conséquence pour protéger leur qualité de vie.

Nous vous prions d'agréer, Mesdames, Messieurs, nos sentiments distingués.

    Eoliennes à tout prix ?
A.S.B.L. Citoyenne Leuzoise


31/10/2008

2. Dossier Economique : Communiqué de Presse 
 

17 octobre 2008, fin de l'Enquête Publique. 

Dans l'Onglet  Photos : Plan d'Implantation définitif


Nous sommes pour les Eoliennes et en faveur des Energies renouvelables, mais contre le projet de Leuze-Europe, car
TROP PROCHE DES HABITATIONS !

Nous avons assisté à la réunion du conseil communal le 06 juin 2008 et suivi l'exposé des promoteurs le 17 juin 2008, les points les plus importants que nous en avons retenus sont :  
 
• 
Une grande partie de la population Leuzoise sera prise en otage par 25 éoliennes réparties sur 2 projets, dont Windvision ( 12 éoliennes pour le projet de Tourpes) et Leuze-Europe (13 éoliennes pour le projet de Chapelle à Oie et Leuze en Hainaut)

• la hauteur des éoliennes : 150 mètres soit 3 fois la hauteur de la collégiale Saint Pierre de Leuze.

• la longueur des pales : 50 mètres, la largeur totale de l'éolienne devrait être de 100 mètres soit 7 fois la largeur de façade d'une villa standard.

• l'éolienne la plus proche des habitations à la rue du Village à Chapelle à Oie serait située à 380 mètres des habitations.

• pour la construction de ces éoliennes, une dérogation de la zone est imposée, la zone rurale en bordure de nos habitations deviendrait alors une zone de classe 1 : pour Entreprises très dangereuses et laisserait ainsi la porte ouverte à l'installation d'entreprises très dangereuses au pied des éoliennes et par conséquent au pied de nos habitations, c'est ce qui se passe actuellement à Ghislenghien !

• le MET imposerait une distance de 183 mètres entre les éoliennes et le contournement, les éoliennes sont donc plus proches des zones d'habitat que du zoning et de l’extension du nouveau zoning.

• Les Conseillers et les Promoteurs veulent nous laisser croire que la Belgique n'a pas assez de recul par rapport aux expériences éoliennes en Belgique ! Pourquoi ne regardent-ils pas au-delà de nos frontières, chez nos voisins Européens ?
   http://www.adeva-villebeon.org/eoliennes/medias/opinions.php#page

Ainsi que :
- des nuisances engendrées : sonores, visuelles ....
  (voir sur notre site:  le quotidien éolien des riverains, cliquez sur les onglets témoignages TF1)

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de la détérioration de notre cadre de vie : ( c'est la mort de nos campagnes ! )
- des effets néfastes sur notre santé : (voir onglet santé sur notre site)
- de la dévaluation importante de notre patrimoine immobilier (qui achèterait une maison au pied  d'éoliennes, le feriez-vous ?
- une maison de la rue Saint Martin devrait subir une ombre de portée supérieure aux normes en vigueur
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